Exemple de richesse et de la diversité de la flore néo-calédonienne
Avant - après ... faites votre choix !
Choix de société ?
Comme le précisait M. Lethier (expert) : 10% du PIB des Etats-Unis provient de l'exploitation de sa biodiversité. En Nouvelle-Calédonie on préfère risquer de la détruire pour des profits immédiats...
A Monsieur le Président de la Province Sud qui avouait récemment son ignorance concernant le terme de biodiversité : cliquez ici
Alors que plus de 1500 ha de végétation ont déjà été détruit par Goro Nickel, vous êtes sur une page dédiée à la biodiversité terrestre du Sud de la Nouvelle-Calédonie et à la revégétalisation prévue par l'exploitant.
Le Sud de la Nouvelle-Calédonie compte plus de 1100 plantes vasculaires recensées. De plus cet inventaire est à ce jour encore incomplet. Le taux de plantes endémiques du territoire atteint un niveau record : il est proche de 90%. La densité de plantes est phénoménale par endroits. Des forêts primaires crées par la nature depuis des millions d'années se trouvent sur la zone qui va être détruite. Un véritable musée vivant. Un patrimoine unique au monde.
Goro Nickel a prévu de revégétaliser (initialement ils communicaient sur une revégétalisation à l'identique mais ils ont du comprendre que ce mensonge était trop gros...) avec des plantes du Sud du territoire. Actuellement ils maitrisent la reproduction de 100 espèces, ils ont prévu d'en utiliser 400 à terme. Ce faible taux est du au fait qu'on ne sait pas reproduire un grand nombre d'espèces qui ont chacune leur spécificité de germination, de croissance. Un travail de recherche colossal qui nécessiterait des dizaines d'années d'étude pour mieux comprendre les phénomènes régissant la germination et la croissance de ces plantes. Mais bien sur Goro Nickel n'a absolument pas le temps de s'y atteler avant d'exploiter. Alors on détruit et on verra ensuite. Le principe de précaution trouve une bien curieuse lecture chez ces gens là ! Au vu des faibles moyens mis en œuvre pour la réussite de ce défi scientifique énorme, on peut désormais penser que Goro Nickel ne parviendra pas à revégétaliser correctement les terrains dégradés.
Autre constat : Les installations de la nouvelle pépinière devant produire à terme 1 000 000 de plants par an ne résisteront pas à un cyclone, contrairement à l'usine qui elle bénéficie de structures adaptées. Une fois de plus on comprend bien que Goro Nickel n'investit que très peu dans la remise en état de ses méfaits sur la végétation.
Encore plus grave : Lorsque le grand patron brésilien est venu en Nouvelle-Calédonie il a carrément proposé de régler le problème des plantes récalcitrantes par l'importation de légumineuses non endémiques. Ou sont donc passé les belles promesses de la revégétalisation avec des plantes endémiques du Sud du pays ? Lorsqu'on connait les dégâts causés par les plantes importées (miconia, fougère aigle, faux mimosa...) par l'homme sur des milieux aussi fragiles et riches, il s'agit là d'un crime et nous pesons nos mots.
Lire également la lettre de Bertrand Richer De Forges à son directeur : Ici . Un SOS cinglant...
Voir aussi la page Risques : Ici

